Cuba prend des mesures sévères en réponse à la décision de Trump de sanctionner tout approvisionnement en pétrole à l'île.

Hands off Cuba 07 02 26

Le 29 janvier 2026, l'administration Trump a transformé une campagne de pression de longue date en un instrument brutal d'étranglement. Par un décret exécutif, elle a fait du système tarifaire américain une arme contre tout pays – y compris des pays comme le Mexique – qui ose vendre du pétrole à Cuba. Il ne s'agit plus d'isoler ou de contenir le peuple cubain par rapport au reste de l'hémisphère, mais d'une stratégie délibérée d'étranglement économique total, une mesure d'une agressivité sans précédent depuis la guerre froide.
La situation actuelle, due à l’impossibilité de se procurer du carburant, a contraint le gouvernement cubain à instaurer des restrictions sévères et à ne privilégier que les activités essentielles : des modifications du calendrier scolaire, le report de foires et de congrès, la suspension des voyages en bus nationaux et une réduction de la semaine de travail sont quelques-unes des mesures d’urgence adoptées à Cuba en réponse à la crise énergétique actuelle afin de tenter de préserver certains secteurs vitaux pour le pays.
La priorité sera donnée au carburant pour le pompage de l’eau et la production de produits chimiques d’hygiène, aux services médicaux, en particulier aux soins médicaux d’urgence et aux patients atteints de maladies chroniques ; à la production de médicaments avec les ressources disponibles et à la défense et à l’ordre intérieur.
La production d’électricité serait assurée essentiellement par la production nationale de pétrole brut, pour laquelle des mesures supplémentaires sont prévues afin de l’accroître, notamment à partir des puits existants ; du gaz d’accompagnement et des sources d’énergie renouvelables.
Le plan consiste à promouvoir la production alimentaire locale, l’agriculture urbaine, le recours à la traction animale et aux énergies renouvelables pour l’irrigation et, malgré la pénurie, la riziculture sera protégée grâce à l’approvisionnement en carburant, ainsi que les activités génératrices de devises étrangères nécessaires au développement économique et social du pays, notamment la production de tabac.
Dans le secteur des transports, l’extraction, les opérations portuaires, les aéroports, la distribution des principales marchandises arrivant dans le pays, ainsi que les denrées alimentaires et les fournitures médicales seraient assurés.
Le gouvernement cubain a averti les compagnies aériennes internationales opérant sur l’île que le pays sera à court de carburant d’aviation à partir de cette semaine en raison du blocus pétroli er américain. La pénurie de kérosène affecte tous les aéroports internationaux de Cuba. Cette notification est valable un mois, du 10 février au 11 mars.

Les compagnies aériennes n’avaient pas lundi 9 février encore fait de commentaire, mais selon France-Info, la compagnie Air France à La Havane a indiqué que sa liaison était maintenue avec une escale technique prévue dans un autre pays des Caraïbes.

Cet article a déjà été publié dans Cuba Coopération France